Banksy et Le Street Arts, le plus Connu des Artistes Anonymes

Publié par HitART Redaction le

Banksy et Le Street Arts, le plus Connu des  Artistes Anonymes

Le grand public l’adore, les forces de l’ordres un peu moins. Banksy est un street artiste qui ne laisse personne indifférent. Dissimulant sa véritable identité sous un pseudonyme, l’artiste se fait remarquer par des œuvres engagées mêlant cynisme, humour et poésie.
Relions les indices pour entrer dans le monde impitoyable de Banksy.

Banksy à la loupe

  • Portrait-robot

Banksy Street Art

Bien que l’artiste tienne à garder l’anonymat, ce qui est d’ailleurs fréquent dans le domaine de cette activité clandestine qu’est le street art, il laisse malgré lui (à moins que ce ne soit des fuites volontaires) des indices qui nous permettent d’en savoir un peu plus sur son identité. C’est pourquoi nous emploierons le conditionnel pour dévoiler ces quelques éléments biographiques.
Selon les caméras de vidéo-surveillance, Banksy serait originaire de Bristol au Royaume-Uni et serait né en 1974. Il pourrait se nommer Robert Banks, Robin Gunningham ou encore Robert Del Naja. En effet, une théorie prétend que l’artiste ne serait autre que le membre du groupe Massive Attack. Cette authentification repose sur les rapprochements d’un journaliste entre les emplacements et les dates de création des œuvres avec les dates de tournée du groupe.
Peu importe son vrai nom, il reste certain que Banksy a fait ses débuts comme graffeur au sein du groupe Bristol’s DrybreadZ Crew dans les années 1990.

 

  • Démarche artistique

Banksy Street Art

Petite fille fouillant un soldat. Banksy (Source Flickr.com)

En 2003, il participe pour la première fois à une exposition à Londres dans une galerie d’art où il présente sa version des nymphéas de Monet.
Opérant maintenant en solo, Banksy est passé maître dans l’art de mêler le pochoir et l’écrit dans ses peintures urbaines. Ses autres armes de prédilection : peintures, installations, films, happenings,…
Pour mieux se faufiler la nuit et échapper aux forces de l’ordre, l’artiste utilise des pochoirs de plus en plus élaborés. En observant son mode opératoire, on se rend compte qu’il transpose des images à mains levées ou de manière informatique.
Ses œuvres dénoncent le consumérisme, l’impérialisme ou le sort des réfugiés, opposant souvent l’innocence des enfants à la barbarie des adultes.

 

  • Banksy et le monde de l’art 

Son anonymat est une prise de position affirmée par rapport au système du monde de l’art. Dans un univers où chacun rêve de reconnaissance, Banksy s’efface au profit du message. L’artiste ne parle pas de lui, mais des injustices du monde.
Son anonymat pose la question de l’authentification de ses œuvres car celles-ci ne sont jamais signées. Pour documenter son œuvre et revendiquer ses créations, l’artiste utilise son site internet, les réseaux sociaux ou ses livres. Dans le film qu’il a réalisé en 2010, « Faites le mur », on retrouve également des explications quant à ses œuvres. Ce film retrace le parcours de Thierry Guetta, le « cousin » d’Invader qui filme et interviewe les grands noms du Street Art. Lorsqu’il rencontre Banksy celui-ci le pousse à créer à son tour. Thierry Guetta le prend au mot et devient l’ « artiste » Brainwash, une véritable caricature de l’artiste contemporain. Son travail ne repose sur rien et pourtant la critique s’enflamme pour ses œuvres très kitch. Le trait est tellement grossi, qu’il apparaît rapidement que M.Brainwash (lavage de cerveau en anglais) n’est autre qu’un canular de Banksy qui pose la question de l’authenticité d’un artiste face au marché de l’art et aux médias.

Malgré l’anonymat, l’artiste ne reste pas isolé au sein du monde de l’art. Il a par exemple organisé le Cans festival à Londres qui a réuni plusieurs œuvres de graffeurs réalisées dans un ancien tunnel.

Photo de GEOFF PUGH

 

Banksy, son mode opératoire

  • La rue comme atelier, le monde comme musée

Banksy utilise la rue comme atelier. Attaché à dénoncer, on retrouve dans ce mode opératoire, l’essence même de la politique qui doit s’exercer dans la cité et qui renvoie à tout ce qui concerne le citoyen (polis : cité en grec). Ainsi les œuvres de Banksy sont présentes à travers le monde sur tous les continents.
Dernièrement, en juin 2018, de nouvelles œuvres ont été repérées à Paris. Les fans ont lancé la chasse aux graffs sur les réseaux sociaux. L’artiste a rapidement revendiqué plusieurs de ses œuvres sur son profil Instagram. Ces œuvres font en partie référence à mai 68. On y retrouve notamment la figure du rat, animal récurrent dans l’œuvre de Banksy que l’artiste associe aux humains. Les œuvres seront protégées par le musée d’art moderne de la ville de Paris par une plaque de plexiglas.

L’artiste était déjà intervenu à l’entrée de la jungle de Calais en 2015 montrant Steve Jobs fils d’immigré syrien portant un baluchon et un ordinateur !

  • L’art de la provocation 

Une des recettes du succès de Banksy : son impertinence. L’artiste ne cesse de provoquer pour nous atteindre, n’épargnant personne, toujours à la limite de la légalité.
L’artiste a par exemple placé une poupée gonflable grandeur nature portant l’uniforme des détenus de Guantanamo dans le parc Disneyland de Californie dans le but d’alerter les médias et l’opinion sur la situation des prisonniers dans le camp rendu tristement célèbre.
Toujours à la limite de la légalité, Banksy a imprimé un million de livres de faux billets remplaçant la Reine d’Angleterre par la princesse de Galles Lady Diana. Banksy s’est également rendu célèbre en 2005, en plaçant des œuvres factices au MoMA (New York).

  • Détourner pour dénoncer

Tout comme, Murakami, pour mieux dénoncer, l’artiste utilise le détournement d’images populaires.
Par exemple, il se réapproprie les nymphéas de Claude Monet en les copiant à la peinture et en y a ajoutant des caddies de supermarché et autres vestiges de notre monde contemporain.

Pour faire passer un message anticapitaliste et anti-guerre, Banksy a utilisé une reproduction de l’image de la jeune fille brûlée au napalm de manière particulièrement cynique. La jeune vietnamienne est ici accompagnée Mickey Mouse et du clown de Macdonald Ronald, symboles de la culture populaire américaine.

De manière plus légère, Banksy arme de bananes les personnages de Pulp Fiction et peint Kate Moss à la Warhol.

Source : https://guyhepner.com/kate-moss-by-banksy/

 

Malgré ses actes souvent répréhensibles commis au nom de l’art et de la justice, Banksy a de nombreux fans de par le monde. Le halo de mystère qui entoure l’artiste obsède les curieux toujours à la recherche de nouvelles œuvres ou d’éléments sur sa véritable identité.
Même si ses détracteurs diront que certaines œuvres sont caricaturales, ou que ses actes ne doivent pas être cautionnés par tant d’enthousiasme, Banksy n’en reste pas moins un artiste engagé face aux drames humains. Il est à souhaiter que ses messages soient suffisamment vus pour atteindre les hautes sphères et peut-être, changer les choses.

Sources
https://fr.wikipedia.org/wiki/Banksy
http://www.banksy-art.com/


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