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La petite danseuse de quatorze ans (1875-1880) de Degas fait partie du patrimoine national. Et pourtant, la représentation innocente de cette jeune danseuse du ballet de l’Opéra de Paris à été cruellement critiquée par le public. Mais de quoi est-elle donc coupable ? D’abord, être danseuse à cette époque n’est pas très bien vu car synonyme de prostitution.

Ce qui dérangea profondément les visiteurs du Salon des Indépendants en 1881, fut son réalisme troublant. En effet, l’oeuvre originale, une sculpture de cire, est colorée mais également coiffée de vrais cheveux et habillée de véritables vêtements.  Une sculpture en couleurs ? Pour nous, rien de choquant, me direz-vous. Et pourtant à l’époque cela a suscité une vive polémique. Pour comprendre, en quoi la sculpture polychrome a fait trembler le monde de l’art, revenons un peu en arrière…

 La petite danseuse de quatorze ans (1875-1880) de Degas

MONTRER PATTE BLANCHE

Comment imaginer les corps de Vénus et d’Apollon autrement que blancs comme neige, ou  l’Acropole monochrome ? Difficile n’est-ce pas ? Saviez-vous que ces oeuvres ont pourtant été réalisées en couleurs ? En effet, la plupart des oeuvres antiques, et ce jusqu’au Moyen-Age, étaient entièrement peintes. Le temps à peu à peu fait disparaître la couleur.

Sculpture d’Apollon de Cyrene, British Museum

Au 19e siècle, désireuses d’en savoir plus sur la Grèce antiques, les nations européennes ont entrepris des recherches archéologiques. C’est ainsi que les savants ont compris que les Anciens avaient l’habitude de peindre leurs sculptures et leurs édifices. C’est dans ce contexte que naissent les premières tentatives de reconstitution en couleurs d’œuvres antiques.

Seulement à cette époque, les normes de l’art classique imposent aux sculpteurs de n’utiliser que le blanc du marbre ou la patine du bronze. Ces nouvelles données ont suscités de vifs débats entre puristes et modernes quant à l’application de la couleur sur le volume.

RÊVER EN COULEURS : LA SCULPTURE POLYCHROME EN FRANCE OU LE TRIOMPHE DE LA COULEUR.

Que cela soit kitsch ou moderne, les artistes, eux, se sont rapidement emparés de ces questionnements en introduisant à nouveau la couleur dans leurs réalisations en trois dimensions, attachés à montrer le monde tel qui l’est et à donner l’illusion du réel à travers leurs oeuvres.  

En pionnier, Charles Cordier (1827-1905), fit de la sculpture polychrome sa spécialité.

Nègre du Soudan(1856 – 1857), Charles Cordier 

Inspiré par l’Orient, avec pour mission scientifique de représenter la diversité des “types” humains, ce sculpteur français profondément humaniste, mêle polychromie naturelle en travaillant plusieurs marbres et polychromie artificielle en utilisant patines et émail pour colorer ses volumes.

De son côté, Jean-Léon Gérôme (1824-1904), également adepte de la sculpture polychrome, et pourtant représentant de l’art officiel en tant que professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, peignait directement la pierre à l’aide d’une cire teintée, ou alliait or argent et gemmes (pierre précieuse) comme on peut le voir dans une série de sculptures de conquérants réalisée dans les années 1890.

Sculture, Bellone, Jean-Léon Gérôme

Entre 1850-1910, d’autres artistes ont fait leurs propres expériences pour montrer le monde en couleurs en assemblant cires et marbres peints, marbres de couleurs, pâte de couleurs ou encore grès émaillé. On peut citer parmi eux : De Félicie de Fauveau, Leonetto Capiello, Henry Cros, Louis-Ernest Barrias, Jean-Désiré Ringel d’Illzach, Jean Carriès, Henry Cros, Paul Gauguin.

Influencée par le symbolisme et l’Art nouveau, l’application de la couleur dans l’art de la statuaire atteint son apogée dans les 1880.

DES COULEURS, EN VEUX-TU, EN VOILÀ …

Oubliée, délaissée, interdite, puis réhabilitée notamment grâce à ces artistes du 19ème qui ont osé l’appliquer sur des volumes, bafouant les règles du bon goût de l’époque. Vous pourrez découvrir ces oeuvres méconnues et surprenantes au musée d’Orsay à Paris jusqu’au 9 septembre en visitant l’exposition “La sculpture polychrome en France 1850-1910”. L’exposition présente une centaine d’oeuvres issues des collections du musée d’Orsay et de collections publiques et privées.

Parfois encore considérée comme kitsch, relevant du domaine populaire, la sculpture polychrome fait aujourd’hui partie intégrante de la sculpture contemporaine, figurative ou abstraite. Pour Niki de Saint-Phalle, la couleur est un moyen de montrer des femmes libres et heureuses, ou de définir des formes dans l’espace pour l’artiste minimaliste Donald Judd, tandis que chez Anish Kapoor, la couleur est le matériau même de l’oeuvre. Du côté plus rustique et un travail sur le matériel, vous pouvez retrouver le travail de Subodh Gupta.

De gauche à droite : Nikki de Saint Phalle, Donald Judd et Anish Kapoor

Sources :

http://droitdecites.org/2012/05/14/la-sculpture-polychrome/

http://m.musee-orsay.fr/fr/expositions/article/en-couleurs-la-sculpture-polychrome-en-france-1850-1910-47134.html

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